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Pulvérisateur Berthoud : ce que fait la marque, et comment choisir pour son jardin

Vous saurez ce que Berthoud fabrique réellement, vers qui se tourner pour un pulvérisateur de jardin et comment choisir un modèle à pression préalable. Vous verrez aussi quels produits la loi Labbé autorise encore au jardin.

Femme adulte en tenue de jardinage soignée, gants et lunettes de protection, pulvérisant une préparation sur un rosier avec un pulvérisateur à pression préalable dans un jardin français.
Un pulvérisateur à pression préalable convient bien aux traitements de petite surface au jardin.

Si vous cherchez un pulvérisateur Berthoud pour votre jardin, une précision s’impose avant tout achat : Berthoud est une marque historique de matériel de pulvérisation agricole, et son propre site oriente les demandes pour pulvérisateur de jardin vers Hozelock Exel. Vous trouverez ici ce que la marque fait réellement, comment choisir un pulvérisateur de jardin à pression préalable, comment l’utiliser et l’entretenir, et surtout quels produits la loi Labbé permet encore de pulvériser chez soi. Le but est simple : un achat adapté, un geste sûr et un jardin en règle.

Berthoud, une marque ancienne du Beaujolais

Berthoud est fondée en 1895 « au cœur du Beaujolais », selon son site officiel, et Belleville-sur-Saône est présentée comme le berceau historique de la société. Son fondateur est Paul Berthoud, un entrepreneur local. En 1987, la société rejoint le groupe Exel Industries, décrit par la marque comme un leader mondial de la protection des végétaux.

Le catalogue de Berthoud s’adresse aujourd’hui aux professionnels : la documentation de la marque présente des pulvérisateurs agricoles pour les grandes cultures, la vigne et l’arboriculture, notamment portés, traînés et automoteurs. Ce n’est donc pas un fabricant de pulvérisateurs à main pour jardin, même si son nom reste très recherché par les particuliers. Cette recherche explique pourquoi tant de pages web parlent de « pulvérisateur Berthoud » pour des appareils de jardin sans toujours distinguer les gammes.

Soyez donc prudent avec les affirmations de revendeurs qui attribuent à Berthoud des pulvérisateurs à pression préalable, à dos ou sur batterie : le site officiel de la marque ne confirme pas de gamme jardin. Pour une information fiable, c’est la source du fabricant qui fait foi.

Vers qui se tourner pour un pulvérisateur de jardin

Sur sa page contact, Berthoud écrit que si votre demande concerne un pulvérisateur de jardin, vous n’êtes pas au bon endroit, et renvoie vers Hozelock Exel, qui conçoit et vend ces appareils pour l’entretien des jardins. Hozelock est rattachée au groupe Exel Industries, qui regroupe notamment Hozelock, Berthoud et Tecnoma, selon un distributeur, ce qui explique le renvoi.

En pratique, un particulier trouvera des pulvérisateurs de jardin dans les gammes de Hozelock Exel, mais aussi chez d’autres fabricants d’outils et d’arrosage vendus en jardinerie. Nous n’établissons ici aucun classement ni aucun test : choisissez sur des critères d’usage, qui comptent bien plus que la marque. Pour comparer des appareils électriques ou à batterie, voyez notre guide du pulvérisateur de jardin électrique.

Gros plan sur une main gantée actionnant la pompe d'un pulvérisateur à pression préalable sans marque, fine brume au-dessus de feuilles.
La pompe met la cuve sous pression : une brume fine sort ensuite de la buse.

Comment choisir un pulvérisateur à pression préalable

Un pulvérisateur à pression préalable se pompe à la main avant usage : l’air comprimé dans la cuve pousse ensuite le liquide vers la buse. C’est le modèle le plus courant au jardin, simple, léger et sans électronique. Il convient à la majorité des traitements de massifs, de rosiers, de potager et de petits arbustes.

Le premier critère est la capacité. Pour un jardin de taille courante, quelques litres suffisent, ce qui reste léger même rempli. Une cuve plus grande se justifie pour un vaste potager, mais devient fatigante à porter. Préparez seulement la quantité utile, car une bouillie ne se conserve pas.

Le deuxième est la qualité de la buse. Une buse réglable permet de passer d’un jet fin à un jet plus dirigé selon la cible. Une bonne buse limite aussi la dérive par vent. Le troisième est la robustesse des joints et du tuyau, qui sont les premières pièces à s’user. Vérifiez enfin qu’une soupape de sécurité évite la surpression et que la cuve est facile à remplir et à rincer.

Type d’appareil Pour quel usage Atout principal Point de vigilance
À pression préalable Massifs, rosiers, potager Simple, léger, économique Pompage manuel à renouveler
À dos Grands potagers, haies, verger Confort sur longue séance Poids plein, prix plus élevé
Électrique ou à batterie Usage fréquent Pression constante Autonomie, entretien du moteur
Petit vaporisateur manuel Petites plantes, intérieur Très léger Débit faible, fatigue du doigt

À contrôler avant d’acheter

  • La capacité, adaptée à votre surface.
  • La buse, réglable et facile à démonter.
  • Les joints, accessibles et remplaçables.
  • La soupape de sécurité contre la surpression.
  • Le confort de la sangle ou de la poignée.

Loi Labbé : quels produits peut-on encore pulvériser

C’est la question la plus importante, et celle qui est la moins bien expliquée. La loi Labbé, loi du 6 février 2014 modifiée en 2015, interdit depuis le 1er janvier 2019 la vente de pesticides chimiques aux particuliers, d’après le ministère de la Transition écologique. Un arrêté du 15 janvier 2021 a étendu l’interdiction d’usage à de nombreux lieux à compter du 1er juillet 2022, dont les propriétés privées et les copropriétés.

Restent autorisés aux jardiniers amateurs les produits de biocontrôle, les produits utilisables en agriculture biologique et les produits à faible risque. La mention « emploi autorisé dans les jardins », ou EAJ, figure sur les produits qui peuvent être utilisés, mais elle ne remplace pas la vérification de l’autorisation, de la culture visée et des doses. Un produit étiqueté « bio » ou « naturel » n’est pas forcément autorisé : seule la réglementation applicable au produit précis le détermine.

Pour le désherbage, le ministère indique que les jardiniers amateurs ne peuvent plus utiliser de produits à base de glyphosate depuis 2019, sauf produit relevant de ces catégories. Une marque connue ne suffit pas à trancher : regardez la composition, le numéro d’autorisation et l’étiquette. Pour désherber sans produits, voyez notre guide du désherbeur thermique et la manière de choisir un outil adapté. Vous pouvez aussi consulter la page du ministère sur les pesticides et la loi Labbé.

Que pulvériser, concrètement

Au jardin, un pulvérisateur sert surtout à appliquer des produits simples. Les purins de plantes, le savon noir dilué, les bouillies autorisées en agriculture biologique ou les produits de biocontrôle homologués entrent dans cette catégorie. Pour chaque produit commercial, la notice précise la dose, le délai avant récolte, les cultures concernées et les précautions : suivez-la strictement.

Pour les préparations maison, filtrez bien avant de remplir la cuve afin de ne pas boucher la buse. Pulvérisez de préférence le matin ou en soirée, par temps calme, sans vent et sans soleil brûlant. Évitez les périodes de floraison pour ne pas gêner les pollinisateurs, et ne traitez pas à proximité d’un point d’eau ou d’une ruche.

Un traitement n’est pas toujours la bonne réponse. Une attaque de pucerons légère se règle souvent au jet d’eau ou en laissant faire les coccinelles. Choisir des variétés résistantes, aérer les plantations, arroser au pied, associer des plantes et tolérer quelques dégâts évitent beaucoup de passages au pulvérisateur.

Pulvérisateur manuel, électrique ou à dos : trancher selon l’usage

Pour un jardin de ville, un petit potager et quelques rosiers, le pulvérisateur à pression préalable reste le choix le plus raisonnable : peu coûteux, léger et sans aucune panne électronique. Son seul défaut est la pression qui baisse peu à peu, ce qui oblige à pomper de temps en temps pour garder un jet régulier.

Le modèle électrique ou à batterie garde une pression constante et fatigue moins le bras. Il devient intéressant dès que vous traitez souvent, ou sur de plus grandes surfaces. Il demande en revanche de recharger la batterie, de nettoyer plus soigneusement la pompe et de ranger l’appareil à l’abri du gel. Le pulvérisateur à dos répartit le poids sur les épaules ; il convient aux séances longues dans un grand potager, un verger ou le long d’une haie, mais son prix et son encombrement ne se justifient pas pour un petit terrain.

Dans tous les cas, la qualité de la buse prime sur le reste. Une buse qui produit des gouttes fines et régulières limite le gaspillage et la dérive. Pour les traitements foliaires, une brume fine suffit ; pour un apport au pied, un jet plus dirigé évite de mouiller inutilement le feuillage.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Remplir la cuve au maximum, alors qu’il faut laisser un volume d’air pour la pression.
  • Garder la bouillie d’un jour à l’autre.
  • Utiliser un seul appareil pour désherbant et traitement sur légumes.
  • Pulvériser en plein soleil, par vent ou juste avant la pluie.
  • Oublier de dépressuriser avant de dévisser la cuve.

Utiliser son pulvérisateur en sécurité

Même avec des produits autorisés, protégez-vous : gants, lunettes, vêtements longs et chaussures fermées. Préparez la bouillie dehors ou dans un local aéré, jamais dans la cuisine. Ne mélangez pas plusieurs produits dans la cuve sauf mention expresse de la notice, et ne transvasez jamais un produit dans une bouteille alimentaire.

Pulvérisez en reculant, sans passer dans le nuage, et évitez de traiter par vent. Tenez enfants, animaux domestiques et personnes extérieures éloignés pendant l’application et le temps de séchage. Gardez à portée de main de l’eau claire pour vous rincer en cas d’éclaboussure.

Dédiez si possible un appareil aux désherbants et un autre aux traitements sur légumes et fleurs, ou nettoyez très soigneusement entre deux usages. Les résidus peuvent en effet abîmer les plantes sensibles. Les restes de bouillie ne se versent ni dans l’évier ni dans un fossé : suivez la notice du produit et rapportez en déchèterie les produits dont vous ne vous servez plus.

Calculer la bonne quantité de bouillie

Une erreur classique consiste à préparer trop de produit « pour être tranquille ». Estimez plutôt la surface à traiter : en jardin, un litre de bouillie couvre en général quelques dizaines de mètres carrés de feuillage, selon la densité des plantes et la finesse de la buse. Faites un essai à l’eau claire pour mesurer la consommation réelle de votre appareil, notez le résultat, puis calculez la dose de produit à partir de l’étiquette. Cette méthode simple évite les surdosages, protège le sol et l’eau, et limite les restes à éliminer.

Entretien et rangement

Après chaque usage, videz la cuve, rincez-la à l’eau claire, puis faites passer de l’eau dans la lance et la buse jusqu’à ce que le jet soit propre. Laissez sécher la cuve ouverte avant de la refermer. Si la buse est bouchée, démontez-la et nettoyez-la à la brosse souple, jamais avec une pointe métallique qui la déformerait.

Contrôlez les joints et le tuyau au début de chaque saison, et remplacez-les au moindre doute : une fuite sur un pulvérisateur sous pression projette du produit sur vos mains. Stockez l’appareil dépressurisé, à l’abri du gel et de la chaleur, hors de portée des enfants. En fin d’hiver, une vérification complète évite les mauvaises surprises au premier traitement.

Pour parcourir d’autres outils et équipements, retrouvez la rubrique outils et matériel de jardin. Et si vous hésitez encore sur l’achat, rappelez-vous la règle essentielle : le meilleur pulvérisateur est celui qui correspond à votre surface, que vous aurez plaisir à nettoyer, et que vous n’utiliserez qu’avec des produits que la loi autorise au jardin.

Questions fréquentes

Berthoud vend-il des pulvérisateurs pour particuliers ?

Le site officiel de Berthoud présente son activité autour du matériel agricole. Sur sa page contact, la marque précise que si votre demande concerne un pulvérisateur de jardin, vous n'êtes pas au bon endroit, et elle renvoie vers Hozelock Exel. Pour un usage au jardin, il faut donc se tourner vers les gammes de cette marque ou d'autres fabricants de matériel de jardin.

Quelle capacité de pulvérisateur pour un petit jardin ?

Pour un jardin résidentiel, un pulvérisateur de quelques litres convient le plus souvent. Il reste léger à porter et facile à rincer. Une cuve plus grande se justifie pour un vaste potager ou un verger, mais devient lourde quand elle est pleine. Préparez toujours seulement la quantité nécessaire, car une bouillie préparée ne se conserve pas.

Peut-on utiliser un pulvérisateur pour du purin ou du savon noir ?

Oui, à condition de bien filtrer la préparation pour éviter de boucher la buse. Les purins de plantes et le savon noir se pulvérisent, mais pensez à rincer l'appareil immédiatement après, car les résidus colmatent vite. Vérifiez aussi que le produit utilisé est autorisé : l'étiquette ou la mention « emploi autorisé dans les jardins » aide à le contrôler.

Comment entretenir un pulvérisateur à pression préalable ?

Après chaque usage, videz la cuve, rincez-la à l'eau claire, faites passer de l'eau dans la lance et la buse, puis laissez sécher cuve ouverte. Contrôlez régulièrement les joints et le tuyau. Stockez l'appareil dépressurisé, à l'abri du gel. Ne réutilisez jamais un pulvérisateur de désherbage pour un traitement sur légumes sans nettoyage soigneux.

Faut-il un équipement de protection pour pulvériser au jardin ?

Oui, par précaution. Des gants, des lunettes, des vêtements longs et des chaussures fermées limitent le contact avec le produit, même s'il est autorisé en jardinage. Évitez de pulvériser par vent, en plein soleil ou près de l'eau, et tenez enfants et animaux éloignés. Lisez l'étiquette de chaque produit : elle indique les consignes de dose et de sécurité.

Sources

Dernière mise à jour : . Notre charte et notre méthode.

Par la rédaction de Tout pour le jardin. Notre méthode et nos sources.