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Tout pour le jardinLe magazine du jardin pratique

Plantes et saisons

Le ginkgo

Vous saurez choisir un ginkgo adapté à votre jardin, notamment en distinguant un sujet mâle d'un sujet femelle. Vous apprendrez à le planter, à suivre ses premières années et à limiter les tailles inutiles.

Femme adulte en tenue de jardinage soignée installant un jeune ginkgo dans un jardin français, avec un arbre au feuillage jaune en arrière-plan.
Le ginkgo se plante dans un emplacement dégagé, choisi pour son développement durable.

Le ginkgo convient aussi bien à un jardin de ville qu’à un terrain plus vaste, à condition de lui réserver une place durable et de choisir soigneusement le sujet planté. Cet arbre caduc attire surtout le regard lorsque son feuillage prend une teinte jaune en automne. Il se prête mieux à une plantation d’ornement, isolée ou en alignement, qu’à des tailles répétées destinées à le contenir. Le point décisif est le choix entre un arbre mâle et un arbre femelle : les fruits d’un sujet femelle peuvent devenir très gênants près des lieux de passage. Pour situer cette plantation dans l’année, consultez aussi nos conseils sur les plantes et saisons.

Choisir un ginkgo adapté à la place disponible

Avant de penser à la plantation, regardez l’espace que l’arbre pourra occuper dans plusieurs années. Ne raisonnez pas seulement à partir de sa taille au moment de l’achat : maison, terrasse, voie d’accès, clôture, réseaux enterrés et végétaux voisins doivent rester à bonne distance.

Le ginkgo peut être conduit comme un véritable arbre d’ornement. Des formes plus compactes existent en pépinière, mais elles doivent elles aussi être choisies en fonction de leur développement annoncé. Demandez au pépiniériste quelle silhouette prendra le sujet et s’il convient à l’emplacement envisagé.

Vérifiez surtout si le plant est mâle ou femelle. Cette précaution est particulièrement importante près d’une porte, d’une terrasse, d’une allée, d’un garage ou d’une zone de stationnement. Les fruits produits par les sujets femelles, lorsqu’ils tombent et mûrissent, dégagent une odeur forte et peu agréable.

Le ginkgo mérite donc un emplacement bien choisi : il est plus beau lorsqu’il peut développer sa silhouette sans être sans cesse réduit.

Où planter le ginkgo dans un jardin français

Installez le ginkgo dans une zone lumineuse, sur un sol que vous pouvez travailler correctement avant la plantation. Observez le terrain en hiver : une terre durablement gorgée d’eau demande une attention particulière. Repérez également les couloirs de vent, les passages fréquents et les zones où le feuillage ou les fruits éventuels seraient difficiles à ramasser.

La proximité de la limite séparative doit être étudiée avant de creuser. Une plantation trop près du voisinage devient vite source de discussions lorsque l’arbre grandit. Les règles locales, le PLU, un règlement de lotissement ou un usage local constant peuvent fixer des obligations particulières : renseignez-vous auprès de la mairie.

À défaut de règle ou d’usage local, le code civil prévoit, selon les sources juridiques disponibles, une distance de 2 m pour une plantation dépassant 2 m de hauteur, et de 0,50 m pour les autres. Cette distance se mesure entre la limite séparative et le pied de l’arbre, non jusqu’aux branches. Consultez les règles de distance prévues par le code civil avant de fixer définitivement l’emplacement.

Les vérifications à faire avant de planter

  • Limite exacte de la propriété.
  • Règles du PLU ou du lotissement.
  • Réseaux et constructions proches.
  • Passage futur pour l’entretien.
  • Choix d’un sujet mâle si l’arbre est installé près des lieux de vie.
Gros plan de mains gantées déposant un paillage organique autour d'un jeune ginkgo, sans toucher son tronc.
Un paillage entretenu aide le jeune ginkgo à mieux traverser les périodes sèches.

Planter sans compromettre la reprise

Plantez lorsque le sol n’est ni gelé ni saturé d’eau. Une plantation soigneuse, réalisée dans une terre ressuyée, offre de meilleures conditions de reprise qu’un travail précipité dans une terre collante ou durcie par le froid.

Creusez un trou plus large que la motte afin de pouvoir ameublir les parois. Retirez les gros gravats, les racines concurrentes et les déchets de chantier qui gêneraient l’enracinement. Placez ensuite l’arbre sans enterrer le collet : le départ du tronc doit rester à son niveau naturel.

Rebouchez avec la terre extraite, tassez légèrement avec les mains ou le pied sans former une masse compacte, puis arrosez pour mettre la terre au contact des racines. Une cuvette autour du pied facilite les premiers arrosages. Terminez par un paillage organique, posé autour du tronc mais sans contact direct avec l’écorce.

Un tuteur n’est utile que si le sujet ou l’exposition le justifie. S’il est employé, contrôlez régulièrement les liens : un lien trop serré peut blesser le tronc. Retrouvez les gestes essentiels dans nos conseils pour planter un arbre.

Plantation en cinq gestes

  1. Repérez la limite et dégagez l’emplacement.
  2. Préparez le sol et le trou de plantation.
  3. Positionnez l’arbre à la bonne hauteur.
  4. Rebouchez, arrosez et paillez.
  5. Surveillez l’humidité du sol pendant la reprise.

Les soins des premières années

Les premières saisons, surveillez surtout l’humidité du sol. Un jeune ginkgo encore peu enraciné souffre plus vite d’une période sèche qu’un arbre établi. Arrosez si nécessaire, en tenant compte des restrictions locales éventuelles, et évitez de laisser la terre se dessécher longtemps en profondeur.

Entretenez le paillage : il limite la concurrence des herbes au pied et protège le sol des variations de température. Gardez toutefois une petite zone dégagée autour du tronc pour éviter que l’humidité reste constamment contre l’écorce.

N’utilisez pas d’herbicide de synthèse pour dégager le pied. Depuis le 1er janvier 2019, les particuliers ne peuvent plus acheter ni utiliser les pesticides chimiques concernés. Restent autorisés, sous réserve de leur emploi conforme, les produits de biocontrôle, les produits utilisables en agriculture biologique et les produits à faible risque.

Avant tout traitement, identifiez le problème : taches sur les feuilles, blessure du tronc, dessèchement d’une branche ou attaque d’insectes ne se gèrent pas de la même manière. Une surveillance régulière suffit souvent : feuillage, tuteur, écorce et concurrence des plantes au pied sont les premiers points à regarder. Vous pouvez compléter ce suivi avec nos conseils pour prendre soin de ses arbres au fil de l’année.

Taille : intervenir peu et au bon moment

Le ginkgo ne doit pas être choisi si vous recherchez un arbre à tailler régulièrement pour former un écran strict ou une haie. Il est préférable de guider sobrement un jeune sujet plutôt que de vouloir réduire sans cesse un arbre devenu trop encombrant.

Intervenez surtout pour enlever le bois mort, une branche cassée ou une branche qui en croise une autre et crée une gêne évidente. Évitez les coupes sévères, particulièrement sur les grosses branches. Une coupe inutile laisse une plaie qui se refermera lentement.

Avant de tailler un arbre ou une haie, vérifiez toujours l’absence de nid. La destruction ou l’enlèvement d’œufs et de nids d’oiseaux protégés est interdit. L’OFB recommande d’éviter la taille des haies du 15 mars au 31 juillet, mais cette période n’est pas une interdiction générale applicable à tous les particuliers : l’observation du végétal reste indispensable.

Fruits, voisinage et entretien du sol

Si votre ginkgo est un sujet femelle, les fruits peuvent tomber en quantité dans les zones fréquentées. Ils salissent les abords et leur odeur, lorsqu’ils mûrissent, peut devenir très désagréable. Ramassez-les au fur et à mesure sur une terrasse, une allée ou près d’une entrée.

Ne brûlez ni les feuilles, ni les fruits, ni les tailles. Le ministère rappelle que les déchets verts ne doivent pas être éliminés par brûlage à l’air libre ou dans un incinérateur de jardin. Selon leur nature et les possibilités locales, valorisez-les par le compostage, le paillage, le broyage, la déchèterie ou la collecte mise en place par la commune.

Les petites brindilles s’intègrent facilement dans un paillage après broyage. Écartez en revanche les végétaux manifestement malades : mieux vaut ne pas les remettre au pied de l’arbre. Consultez les gestes recommandés pour les déchets verts et vérifiez les consignes de collecte de votre commune.

Les choix qui comptent avant et après la plantation

Le ginkgo demande peu de soins complexes, mais il supporte mal les erreurs d’emplacement. Ce tableau aide à distinguer ce qui se décide avant la plantation de ce qui se surveille ensuite.

Sujet à décider Ce qu’il faut vérifier Geste conseillé
Emplacement Place durable, constructions, réseaux et limite séparative Prévoir suffisamment d’espace dès la plantation
Sujet planté Arbre mâle ou femelle Demander cette information avant l’achat
Sol Sol compacté, humide ou encombré de gravats Préparer et ameublir la zone de plantation
Premières années Sécheresse, concurrence au pied, tuteur Arroser si nécessaire et maintenir un paillage
Taille Bois mort, branche blessée, nid éventuel Limiter les coupes et contrôler avant d’intervenir

Le ginkgo au rythme des saisons

Au printemps, observez la reprise, vérifiez l’état de l’écorce et remettez le paillage en place s’il s’est dispersé. En été, surveillez particulièrement les jeunes arbres lors des périodes sèches. Les restrictions d’arrosage sont fixées localement par arrêté préfectoral et peuvent concerner différentes ressources en eau : vérifiez les mesures applicables à votre adresse ou à votre commune sur VigiEau avant d’arroser.

En automne, profitez de son feuillage jaune, puis ramassez les fruits éventuels et les feuilles selon la valorisation prévue. Pour organiser les travaux de cette période, retrouvez aussi les travaux à prévoir au jardin en octobre.

En hiver, repérez les branches mortes, abîmées ou mal orientées. Attendez la fin des épisodes de gel pour intervenir si une coupe est réellement nécessaire.

Avant de creuser, matérialisez au sol la place que vous souhaitez laisser à l’arbre et contrôlez la distance à la limite. Un sujet mâle bien identifié et un emplacement suffisamment dégagé évitent les deux difficultés les plus courantes : le manque de place et les fruits gênants. Prenez le temps de choisir sa place : un ginkgo bien installé demande ensuite surtout de l’observation, pas des interventions répétées.

Questions fréquentes

Le ginkgo convient-il à un petit jardin urbain ?

Oui, à condition de sélectionner une forme dont le développement est compatible avec l'espace disponible et de lui réserver un emplacement durable. Dans un petit jardin, anticipez la proximité des bâtiments, des accès, des réseaux et des végétaux voisins. Demandez au pépiniériste la silhouette attendue du sujet choisi plutôt que de prévoir des tailles répétées.

Comment reconnaître un ginkgo mâle avant l'achat ?

Le moyen le plus fiable consiste à demander cette information au pépiniériste lors de l'achat. Le choix est important si l'arbre est placé près d'une allée, d'une terrasse, d'une entrée ou d'un stationnement, car les sujets femelles peuvent produire des fruits aux odeurs fortes lorsqu'ils tombent et mûrissent.

Peut-on installer un ginkgo près d'une terrasse ?

C'est possible si l'emplacement laisse à l'arbre assez de place à long terme et si vous choisissez de préférence un sujet mâle. Vérifiez également que le feuillage, les fruits éventuels et les opérations d'entretien ne gêneront pas les usages quotidiens. Évitez de compter sur une taille sévère pour contenir l'arbre autour de la terrasse.

Que faire si le sol reste humide pendant l'hiver ?

Observez le terrain avant la plantation, car une terre durablement gorgée d'eau demande une attention particulière. Attendez une période où le sol n'est ni gelé ni saturé d'eau pour planter. Préparez une zone de plantation correctement ameublie et évitez de travailler une terre collante, qui se tasse facilement autour des racines.

Comment gérer les feuilles de ginkgo tombées à l'automne ?

Ramassez les feuilles selon l'usage envisagé et les possibilités de votre commune. Elles peuvent être valorisées par compostage, paillage, broyage, collecte communale ou déchèterie. Ne les brûlez pas à l'air libre ni dans un incinérateur de jardin. Évitez de remettre au pied de l'arbre les végétaux qui semblent manifestement malades.

Sources

Dernière mise à jour : . Notre charte et notre méthode.

Par la rédaction de Tout pour le jardin. Notre méthode et nos sources.